
Reportage | Au milieu des cols
Quand la chaleur écrasante de la Côte d’Azur vous immobilise, prenez de la hauteur.
Si vous nous suivez depuis un moment, vous connaissez certainement notre penchant pour les réveils aux aurores et notre allergie chronique au farniente. Pourtant, lors d’une semaine sous la canicule varoise au bord de la piscine, j’ai tout de même eu du mal à décoller de mon transat pour prendre le volant et découvrir la région que je sais, de venues précédentes, très intéressante grâce à son relief prononcé.



Dix-huit heures, je me réveille de ma sieste et une énergie soudaine me prend. Tiens, ça faisait bien une semaine que je n’avais plus eu un élan pareil. J’enfile des chaussures, prends la clé de la Tipo S-Design que j’ai en prêt et saute à son volant. Excellente nouvelle, la climatisation de celle-ci est très efficace, et je quitte le littoral pour découvrir la région.
Venant de Bormes-Les-Mimosas, le choix est vaste lorsqu’on veut découvrir des routes sympas. Le Massif des Maures se trouve à un jet de pierres, et la route de la côte semble déborder de courbes également. Attaquons plutôt l’arrière-pays, dont le profil sur Google Maps rappelle une passoire de spaghetti. J’imagine que ça brasse moins de touristes que la route vers St-Trop’. Tiens, la D41 compte plusieurs cols sur quelques kilomètres, allons par là.






En quittant notre point d’arrivée, la D98 (dites bien quatre-vingt dix-huit), nous nous trouvons déjà en haut d’un col, celui du Gratteloup. De là, notre D41 débute en douceur, avec un revêtement parfaitement lisse et des courbes pas trop serrées. Antoine, mon compagnon de route du jour, se demande où je l’emmène. Quelques arrêts photo, pour immortaliser le paysage doré par le soleil de fin de journée, et on est repartis vers des pifs-pafs en direction d’un deuxième col.



Hop, changement de vallon, dirigeons-nous vers le Cros des Moutons par le col de la Mouillère d’Aubet. Ça va, vous suivez avec tous les noms ? De notre côté, la Fiat Tipo, habituée des cols par son sang transalpin, enchaîne les courbes au bord des parapets sans rechigner, grâce à sa direction bien équilibrée. Elle n’attend qu’une chose, et nous aussi, c’est la première épingle, que voici justement avec un petit dégagement à l’extérieur, pour prendre l’air marin ou rattraper un freinage ambitieux. À vous de voir.




La remontée s’intensifie ensuite à travers les différents ruisseaux venant du sommet. Tiens, peut-on déjà parler d’altitude ou même de sommet à moins de 300m au-dessus de la mer ? Je ne sais pas, mais on peut clairement parler de route de montagne quand on voit ce que la D41 a à offrir. À la limite, c’est encore mieux, car on en a les avantages (courbes serrées, trafic inexistant) sans les inconvénients (revêtement douteux et pertes de puissance en altitude). Certains apprécieront même le climat tropical. Moi, avec mon tempérament plutôt du nord, je préfère le -30° au +30°. Chacun son truc, mais on s’accordera sur les courbes à tous les angles.




Après avoir croisé un camion de pompier, voilà qu’on croise une rue avec un nom. Ça change de ce qu’on attendait, et ça rappelle qu’on n’est pas très loin de la civilisation. Mais la vue qui s’ouvre devant nous au détour d’une courbe à droite stoppe instantanément nos pensées. N’oublions pas de nous concentrer sur la route qui, par moments, se contente d’un parapet de 10cm de haut pour protéger d’une chute vertigineuse. Histoire de casser une jante avant de dégringoler pendant plus de 50m. Arrêtons de penser à ça, et arrêtons-nous au bord de la route pour apprécier la vue. Alors Antoine, pas de regrets d’être venu ?




La banane accrochée sur son visage semble dire non, donc nous reprenons de plus belle. Aurait-on passé un col supplémentaire ? La route se met à descendre, j’estime que oui et attaque les virages suivants avec la confiance que j’aurais au volant d’une “vraie” sportive. Cette Tipo impressionne à la fois par son châssis qui en redemande, même après avoir avalé des kilomètres de courbes, et sa boîte automatique qui passe les rapports instantanément. On ne peut pas en dire autant des autres voitures de ce niveau de gamme.



Sur ces pensées et une bonne trentaine de courbes supplémentaires, nous voilà arrivés au sommet d’un autre col, celui du Babaou cette fois-ci. Après en avoir dévoré une bonne poignée aujourd’hui, il est temps pour nous rentrer prendre l’apéro. J’aurais pourtant juré avoir avalé le plat de résistance… Mais il faut désormais redescendre par l’autre versant. Place au dessert !



Merci à FCA Belux pour le prêt de cette Tipo S-Design particulièrement réussie, ainsi qu’à Antoine Collet pour son aide précieuse.
Leave a Reply