Reportage | Mont Marteau


Reportage | Mont Marteau

Un dimanche hivernal, ça peut être déprimant. Mais pas si on se lance dans une chasse aux courses de côte.

Et aujourd’hui, nous commençons à la Reid, parce que c’est toujours mieux de démarrer à l’arrêt. Désolé. Et nous empruntons notre premier tracé de course de côte directement, celui du Maquisard. Avec ses courbes rapides, son épingle avec un vibreur à l’intérieur et ses spaghetti au milieu des bois, notre monture italienne se sent directement à la maison. Cependant, nous avons décidé de prendre cette côte à l’envers, en descente. Là, vous vous direz tous qu’on est marteau, mais nous sommes en fait à Marteau, où nous prenons à droite en direction de Winamplanche.

Au fond de la vallée, nous profitons des chicanes sur les ponts (oui, vraiment) et entamons la remontée vers Desnié. Les portions boisées — bien sinueuses par moments — s’avèrent particulièrement embrumées, mais nous continuons, pour retrouver un rayon de soleil dans une clairière qui a gardé ses couleurs d’automne. C’est dingue comme ça change tout de voir à plus de dix mètres devant, ce qui nous permet de profiter au maximum de la descente vers Stoumont et de la vue sur le château de Froidcour et se remémorer notre précédent passage ici en Porsche 911. Étonnamment, la météo était cette fois-là aussi capricieuse. Au moins, aujourd’hui la pluie a cessé. Et nous repartons de plus belle vers Borgoumont pour emprunter le Col du Rosier.

Ce col du Rosier, nous le connaissons aussi, mais nous n’en avions encore jamais parlé ici. Découvert lors du 124 Rallye, celui-ci remonte à travers les bois en direction de Cour, et offre une vue spectaculaire sur le début des Fagnes. Malgré le brouillard, nous voyons à plusieurs kilomètres, et le tapis de sapin permet de se rendre compte du relief de la région. Ça tombe bien, nous continuons à monter, avant de replonger au milieu des bois qui nous ramèneront à la Sauvenière. Comme on s’y attendait, personne ne vole aujourd’hui, les conditions sont dangereuses, mais pas pour nous qui restons sous le nuage (ou dedans). Ce n’est pas grave, le nuage ne gâche pas la meilleure partie du tracé, qui approche à grands pas. Traversons l’’E42 pour y accéder.

Et oui, nous voici véritablement dans les Fagnes, et après avoir croisé un rallye à Hockai, nous nous apprêtons à traverser les paysages que nous préférons (après les montagnes) avec des routes en parfait état. Ces routes, l’Alfa Romeo Giulia en raffole, et il semblerait que les quelques épingles que nous lui avons proposées n’aient servi que d’échauffement pour elle. Ça tombe bien, le sprint final nous attend : une course de côte, à l’envers de nouveau. Pour ceux qui connaissent la région, vous savez à quoi vous attendre. Nous voici arrivés aux Trôs Marèts.

Derrière ce nom biscornu se cache une des plus belles routes de notre pays, où chaque année, une bande d’illuminés se retrouve pour faire courir des ancêtres à un rythme indécent. Pourquoi cet acharnement ? Pour les épingles, courbes rapides, changements d’élévation et le paysage que cet endroit offre, même en hiver. En démarrant à Mont (au sommet), nous entamons en douceur, avec des virages un peu espacés, tandis qu’une grande épingle viendra réveiller notre envie d’attaquer un peu plus.

Ensuite vient le plat de résistance, avec les enchaînements rapprochés et les petites bosses qui ne semblent pas faire vaciller la Giulia. Les feuilles humides entament un peu la motricité, mais pas notre enthousiasme. C’est déjà fini ? Pas grave, retournons par le même chemin, on ne s’en lasse pas.

Infos pratiques : 49km | +/- 1h de route

Merci à FCA BeLux pour le prêt de cette Alfa Romeo Giulia qui semble conçue pour tailler les kilomètres et s’amuser sur les éventuelles surprises que votre route vous prévoit. Merci également à Cathy pour son aide précieuse dans la réalisation de ce reportage.

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