Off Road | Au Ménage


Off Road | Au Ménage

Une bouffée d’air frais à l’Américaine, avec de gros pneus et quelques vagues de boue.

Pour cette nouvelle balade en Jeep Wrangler, il nous semblait adapté de la jouer cowboy et de célébrer l’Amérique. Pas de franchissement dans la chaîne des Rocheuses, mais plutôt quelques clins d’yeux aux origines de notre monture du jour. À commencer par le village de My, ou “Mon” dans la langue de Voltaire.

Le bitume du jour n’est pas parfait, mais il est très amusant au volant de la Jeep Wrangler

À la sortie de ce village au nom très court (on vous offre un verre si vous trouvez mieux), le tarmac laisse progressivement sa place aux graviers. La traversée vers l’ouest se fera donc avec une nuage de poussière derrière nous. Les champs défilent par les fenêtres et rapidement laissent leur place à une rangée d’arbre annonçant une petite montée.

Avec son mètre nonante de largeur, le Wrangler se glisse entre les branches et malgré ses pneus de route (pas de BF Goodrich cette fois) ne montre aucun signe de faiblesse entre les pierres humides et la boue encore fraîche. Plutôt prometteur. Nous voilà de nouveau au milieu des champs, mais dix mètres plus haut et avec une terrain d’aviation à nos côtés… de modélisme cependant.

Première difficulté et nous atterrissons déjà à côté d’un terrain d’aviation

La traversée des champs continue ensuite sur ce qui est encore renseigné par notre GPS comme une route alors que ça n’y ressemble pas du tout. Qu’à cela ne tienne, la Jeep avance sans se soucier de ce qui se trouve devant elle jusqu’à retrouver un village nommé Filot. Nous ne nous y attardons pas, et préférons reprendre nos petits chemins.

Après une bonne centaine de mètres se dresse devant ce qui ressemble à un buisson de quatre mètres de haut. Il s’avère que celui-ci n’était qu’une branche bloquant la vue sur notre route, alors nous l’écartons et continuons notre chemin entre les haies et les prés à vaches. Tiens, une petite flaque de boue en virage, ça nous ferait bien une photo de couverture pour l’article non ?

Du vert, partout

Retour sur la route (de Hamoir) en direction de Xhoris, que nous traversons rapidement et dont nous quittons la principale pour passer à travers un village ne comprenant qu’une grande ferme. Étrange. Mais ce qui est encore plus étrange, c’est de trouver un véritable ranch au milieu des Ardennes !

Avec son nom bien américain et ses constructions en rondins, le ranch Little Creek rappelle à notre monture ses origines yankees, mais le manque d’animation en ce jour pluvieux nous fait repartir au triple galop. La descente qui s’en suit, courte mais amusante, nous réconcilie avec le bitume avant d’entamer une montée endiablée.

Même si elle n’est pas conçue pour ça, la Jeep s’en tire avec les honneurs dans nos épingles favorites

Commençant par une belle épingle et une vue à couper le souffle, même à travers le brouillard, le bitume se dégrade rapidement, mais le Wrangler n’en tient aucunement compte. Ce n’est cependant qu’après la deuxième épingle, où le train arrière se laisse doucement décrocher, que le revêtement disparaît entièrement pour de la pierraille. Encore mieux.

Ici nous frappent les aléas du direct (ou de l’off road), où nous devons adapter notre itinéraire en fonction des conditions. Pas d’arbres tombés sur la route cette fois-ci, mais un fossé bien creusé que nous ne prendrons pas le risque de traverser aujourd’hui. Une prochaine fois peut-être. Nous longerons donc la ferme avoisinante pour retrouver notre chemin vers Hoyemont.

Petit détour imprévu, mais pas pour autant décevant

Encore une fois, le village traversé, nous reprenons nos petits sentiers, cette fois-ci sur le chemin nommé “Hurlevent”. Et c’est vrai que ça souffle, dans cette descente vers Martinrive. À mesure que l’altitude descend, le niveau des virages s’élève et notre plaisir s’en retrouve multiplié. Pas aussi démultiplié que la direction qui semble infinie, mais presque. Et une fois les voies de chemin de fer passées, la remontée n’en est pas moins amusante, avec une vue opposée qui s’ouvrira à 360° une fois au sommet.

Là, entre les barrières et les vaches, la route se tortille et prouve une fois de plus que les locaux n’aiment pas trop les lignes droites, tandis que le château de Presseux se dresse déjà à notre gauche. Presque aussi superbe, la route le longeant descend en évitant d’être rectiligne, et nous rejoignons déjà la N678 menant à Chanxhe. Mais nous la quitterons avant d’y être arrivés, à hauteur de la carrière de la Préalle ou nous préférons remonter.

Entre petits chemins et prés à vaches, nous découvrons de beaux virages un peu partout

Quelques kilomètres et beaux virages plus loin, la remontée nous aura emmenés dans un nouveau village, le dernier de notre balade, qui se nomme Lincé. Rincés, c’est ce qu’on aura vécu aujourd’hui, entre les averses intermittentes, mais c’est aussi ce que le Wrangler aura mérité. Nous reprendrons donc avec plaisir notre route en direction de… Ménage.

Allez, au ménage. Le Wrangler était gris à la base.

Infos pratiques : 29km | +- 1h20 de route (en 4×4, évidemment).

Merci à FCA Belux pour le prêt de ce Wrangler (d)étonnant. Nous connaissions déjà son potentiel tout-terrain, mais lui avons découvert un charme bien à lui sur le bitume. À bientôt, espérons-le !

Quelques images en bonus :

Les amis des animaux
Les Jeep, c’est toujours mieux en brun
“Yiiiiiihaaaaaaaaaa”
“Ouh, ça va vite hein ça !” Thibaut Miserque, Août 2017
“C’est bon, remets une couche”
Surprenant, mais addictif. Voilà comment nous décririons le comportement routier de cette Jeep
“Beau boulot”

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