Reportage | Turin Express


Reportage | Turin Express

Une excursion rapide dans le Piémont est toujours une bonne excuse pour explorer la région.

Le lancement d’un nouveau véhicule est toujours intéressant, car les voyages à l’étranger nous permettent d’élargir quelque peu nos horizons. Cependant, les horaires assez chargés de ces évènements nous limitent à effectuer des balades courtes. Ce qui ne veut pas dire que celles-ci ne seront pas intenses.

La raison de notre voyage du jour a évidemment trait à l’Italie, mais contrairement à la dernière fois, il s’agit aujourd’hui d’une Abarth et non d’une Fiat que nous découvrons. La renaissance de la finition EsseEsse, disparue depuis 2013, signifie que la 595 Competizione embarque de série les bonnes options (autobloquant, amortisseurs Koni et échappement Akrapovic) mais se démarque surtout par son look exclusif. Pas de révolution donc, mais tout de même un assortiment de couleurs très sympathiques, comme ce gris aux stickers rouges et jantes blanches. Une fois l’introduction (rapide) terminée, il est temps de prendre la route, car notre fenêtre d’essai est très courte.

Découverte de la “nouvelle” EsseEsse, puis direction les petites routes pour se faire la main

Une fois sortis de l’enceinte des usines FCA et de la ville, la petite bretelle d’autoroute qui va nous mener vers des routes sympathiques rappelle que la citadine reste toujours aussi explosive. Tenir la vitesse réglementée de 130km/h ne s’avère pas toujours évident sans régulateur de vitesse, même si ce n’est pas la police locale qui va se montrer très regardante là-dessus, comme les camionnettes dépassant par la droite peuvent en attester. Mais assez parlé d’autoroute, car nous voilà maintenant à l’ouest de la ville et les virages commencent à se resserrer.

En passant à travers les villages menant à notre début de reportage (qui sera bref, vous l’aurez compris), l’état des routes ne se montre pas très prometteur. Non pas qu’il s’agisse de nids-de-poule comme chez nous, mais plutôt de bosses et petites imperfections qui déstabilisent notre Italienne montée sur des ressorts en béton. Mon copilote du jour n’en semble pas perturbé pour autant, haussant le rythme dès que la route se vide. Ce qui nous amène très rapidement à la sortie du village de Pino Torinese, où nous commençons véritablement notre route du jour.

L’avantage des arbres au-dessus de la route, c’est que la gomme chauffe moins au soleil

Et comme départ, on a connu pire. Avec ses virages à intervalles réguliers et légèrement relevés, la Strada dei Colli donne directement le rythme, et la lumière qui y passe entre les arbres rend l’endroit très joli. Le serpentin de bitume continue son chemin, et nous fait gentiment remonter vers le sommet de la colline de Superga, dont le parc naturel semble regorger de surprises, avec chaque virage en dévoilant un autre, encore plus beau.

Après quelques kilomètres, les épingles et autres courbes serrées laissent leur place à des enchaînements plus fluides, où l’Abarth montre son potentiel pour rouler un peu plus vite. Les 35°C extérieurs rendent la gomme bien chaude, mais le grip peut parfois laisser place à de légers crissements…que l’on entend à peine tellement l’échappement se lâche. À mi-chemin entre Cash et Pavarotti, le chant de la 595 se fait en tout cas entendre dans les vallées piémontaises et régale les rares locaux que l’on croise. Pas de claquements au changement de rapport cependant, ceux-ci ayant disparu suite aux dernières normes de pollution. Dommage, il nous plaisaient bien, ceux-là.

Des virages et du soleil, voici ce que le Piémont nous offre aujourd’hui

La remontée continue ensuite vers le sommet, et rappelle que pour passer outre les suspensions un peu rigides de l’Abarth, il est bon de garder un rythme élevé. À cette vitesse, les imperfections sont gommées par la vitesse, et les pertes de grip se montrent moins fréquentes, ou juste plus courtes. Nous voici déjà au sommet de notre route du jour, à l’approche de la Basilique de Superga. Petite pause pour profiter de la vue, et d’un peu d’air (chaud), avant de reprendre la descente.

Plus empruntée, cette Strada Communale n’en est pas moins intéressante. Et avec ses grandes épingles larges et ses bosses non cassantes, elle se montre aisément docile à bord de notre monture. Plus que cela, véritablement amusante, et marque un beau point final pour notre reportage du jour. Court mais intense, celui-ci s’est montré être une belle escapade hors du centre ville lors d’une journée de canicule. À nous maintenant de ramener la voiture à notre point de départ, et pourquoi pas profiter de ce qui traîne autour…

La vue depuis le sommet de la colline de Superga est magnifique, et dévoile d’autres routes magnifiques qu’il nous tarde de découvrir

Infos pratiques : 11km | +- 30min de route (si vous ne la parcourez qu’une fois).

FCA Heritage Hub

Situé au dans le quartier de Mirafiori Sud, au sein des ateliers historiques de Fiat, le FCA Heritage Hub (notre point de départ et arrivée) rassemble près de 250 véhicules retraçant l’histoire du groupe italien (Fiat, Abarth, Lancia & Alfa Romeo) dans un cadre brut et épuré. Pas (encore) ouvert au public, ce lieu de pèlerinage pour tout amateur d’automobiles peut néanmoins être contacté pour la rénovation ou certification d’ancêtres transalpins, destinés à la course ou non.

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