Reportage | Stée Humain


Reportage | Stée Humain

À mi-chemin entre découverte paysagère et balade de santé.

Les méandres du sud de Namur ne nous sont pas inconnus. Yvoir, Dinant et autres Evrehailles ont été au centre de nos reportages depuis quelques temps déjà. Mais à bien regarder la carte, il semblerait que nous ayons souvent omis une partie de la campagne wallonne. Entre Emptinne et Spontin se cache un très petit village comprenant seulement une grosse ferme et quelques maisons. Son nom est Stée. Coriace.

Les murs de pierres laissés derrière nous, il est temps de traverser les prairies. Le soleil montre d’ailleurs le bout de son nez tandis que nous entamons les premiers kilomètres de notre balade. Le bitume serpente entre les petits ruisseaux, les arbres et puis les champs fraîchement retournés. L’esprit se met à réfléchir et se demande : les habitants de Sovet — le village que nous traversons — s’appellent-ils les Sovétiques?

À Croix, nous changeons de chemin au premier croisement. Épingle à droite, virage à gauche, nous voici au beau milieu des éoliennes et le bruit du vent a supplanté le chant des oiseaux. À travers le toit vitré de notre Seat Ateca, le mouvement des pales fait apparaître et disparaître le soleil à une vitesse dingue. Heureusement, le premier tunnel, sous la route Charlemagne, marque la fin de cette zone anti-épileptiques.

Arrivés à Achêne où nous nous sommes approchés de l’autoroute de manière effrayante, il est temps pour nous de bifurquer vers l’est pour retrouver le calme. Aussitôt dit, aussitôt fait. Le compteur kilométrique tourne dans un silence digne d’un confinement total, tellement l’habitacle de ce SUV filtre les bruits environnants. Même le bitume, parfaitement imparfait, ne perturbe pas la musique au volume minimum. Excellent travail, au même niveau que l’amortissement.

Passé Conjoux, nous entamons une remontée sinueuse, à travers entrées de châteaux et vues imprenables. En effet, le Namurois avait encore beaucoup à nous dévoiler. À moins qu’on ne soit déjà dans le Luxembourg belge. Difficile à dire. Pas difficile du tout par contre pour notre Seat de suivre notre second véhicule du jour dans les courbes rapides entre Ronvaux et Chevetogne. Malgré la moitié de puissance et un poids plus élevé, l’Ateca n’a pas trop de mal à limer le bitume nous menant vers Jamblinne et à hausser le rythme.

Nous ne sommes cependant plus les seuls à hausser le rythme. En direction de Briquemont, nous voilà coincés dans un embouteillage causé par un Aixam et un pick-up. David vs. Goliath. Ou quelque chose comme ça, mais beaucoup moins lent qu’attendu. Une fois ceux-ci laissés derrière nous, notre route continue et se passe toujours dans une bulle. Comme tout cocon, évidemment, la direction n’est pas la plus communicante, mais les placements dans des virages serrés se font sans hésitation. À Navaugle, par exemple, aucun problème pour refaire quelques fois le pif-paf pour l’appareil photo. Pire encore, l’Ateca en redemande et privilégie les hauts-régimes dès l’entrée de virage.

Et c’est ça qui est le plus étonnant finalement. C’est qu’un SUV équipé d’un 4 cylindres de 190ch et d’une boîte automatique puisse s’avérer aussi amusant sur les petites routes qu’on adore. On est loin d’un petit cabrio, certes, mais on n’en est pas aussi loin qu’on pouvait le penser. Avec le confort d’une berline allemande et les performances brutes d’une sportive d’il y a vingt ans, il ne manque plus que le plaisir à travailler. Difficile d’avouer qu’on a tort, à critiquer les SUVs à tout bout de champ, mais parfois il faut reconnaître ses torts. En fin de compte, c’est Humain.

Infos pratiques : 47km | +-1h de route.

Merci à Seat Belgique pour le prêt de cette Ateca 2.0L TSI Xcellence 4Drive. Le nom est kilométrique, tout comme les routes qu’on avalerait à son volant. Excellente surprise, comme son nom pouvait l’indiquer.


Bonus | Sortir des chemins battus

On ne peut s’en empêcher. Les gardes au sol rehaussées et les pare-chocs en plastique, ça nous titille. Alors, verdict de l’Ateca en offroad “facile” ? Les chemins boueux sont remontés sans souci, le filtrage est optimal tandis que les flaques sont passées avec brio ! De plus, le superbe bleu en ressort plus brillant, dès qu’il est contrasté de brun.

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