Reportage | La déviation de rêve


Reportage | La déviation de rêve

L’imprévu amène parfois de bonnes surprises…

En route pour découvrir notre pays voisin, sortie obligatoire de l’autoroute. En effet, pour rejoindre la Moselle, l’autoroute 60 – prolongement de notre E42 nationale – est fermée après quelques kilomètres. Qu’à cela ne tienne, suivons les panneaux de déviation, et on rejoindra rapidement l’autoroute. Enfin, c’est ce qu’on croyait…

Car dans le village d’Habscheid, la vue s’élargit malgré la brume, et le paysage vallonné n’est ponctué que par des dizaines d’éoliennes. Pas question de brasser du vent, mais d’attaquer du lourd dans la descente !

Départ dans la brume, au propre comme au figuré

Dès les premiers kilomètres, malgré le trafic attendu, le tarmac se libère, et la L16 descend en lacets tantôt serrés, tantôt larges. Le revêtement est gras-mouillé, donc pas question d’atteindre la limite de vitesse légale de 100 km/h aujourd’hui… Ils sont fous ces Allemands ! Cela ne nous empêche cependant pas de profiter de notre Mercedes GLC 250d, et d’avoir la banane.

Première étape, le village de Pronsfeld, où l’itinéraire conseillé nous envoie à gauche. D’accord, on ne connaît rien par ici, alors suivons-le. Mais quelques hectomètres plus loin, une petite côte à droite nous inspire. Improvisons. Si on se perd, on branchera le GPS.

Des surprises à tous les niveaux

Ici, gauche, droite, et on recommence quelques dizaines de fois. Le bitume est bien lisse, pas comme chez nous, et la GLC survole les feuilles mortes comme si ça ne glissait pas. Devant une usine de produits laitiers, les derniers semi-remorques nous quittent, et on rehausse le rythme. Mais l’autoroute arrive déjà à grands pas…

Décision commune, l’Autobahn, ce sera pour plus tard. Piquons à droite dans l’inconnu, et la brume s’épaissit, tout comme la flore. Là, plus un chat. Enfin peut-être un renard, mais ce n’est pas lui qui nous empêchera de nous arrêter au milieu de la route pour quelques photos. Sans le savoir, nous entamons les derniers kilomètres de notre tracé dans une ambiance méchamment hivernale.

Désertes, les routes allemandes ?

Mais ce n’est pas encore fini, alors continuons. Entre les épingles, chicanes, grandes courbes, petits virages serrés, l’atmosphère se refroidit et les sièges chauffants caressent les lombaires. Que rêver de mieux ? Une sportive ? Aujourd’hui, pas vraiment. Troquer le confort de notre Mercedes pour un petit roadster semblerait suicidaire…

Gardons ceci comme mot de la fin : il est possible de profiter d’une route merveilleuse au volant de n’importe quoi. Et le Mercedes GLC, superbe cocon roulant, n’est évidemment pas n’importe quoi. Mais avec ses deux tonnes et sa garde au sol rehaussée, nous avions encore des doutes sur le plaisir qui pourrait être atteint à son volant. Il n’en reste plus aucun.

Merci à Mercedes-Benz pour le prêt de ce GLC 250d à la dernière minute. Une belle surprise supplémentaire.

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