
Reportage | Hybride mille feux
La star italienne évolue lentement — dans tous les sens du terme.
La Fiat 500 fait partie d’un club assez restreint : celui des célébrités qui ne vieillissent pas. Au milieu de Keanu Reeves, Tom Cruise ou Shakira, le dessin de la citadine italienne ne prend pas une ride. Au contraire, il attire les regards comme personne et fait encore parler de lui sans interruption depuis 2007. Mais comme tout le monde, il faut parfois se réinventer. Dites bonjour à la Fiat 500 Hybrid.
Attention, dans ce cas-ci, hybride ne veut pas dire rechargeable. Grâce à un système 12 volts remplaçant l’alternateur et le démarreur, la 500 promet une consommation en baisse de 19% et tout ça sans mettre les doigts dans la prise. Alors, le changement est-il flagrant ?


Pour rester dans le thème de l’électricité, nous démarrons aujourd’hui à la centrale nucléaire de Tihange. Pas de fission sous le capot, mais plutôt un 3 cylindres de 1.000cc qui va nous emmener dans la campagne hutoise et les petites montées que l’on y trouve. Dans la côte du Fond de l’Espérance, les 70 chevaux ne semblent pas flagrants mais caressent les tympans : ça faisait longtemps qu’on n’avait plus conduit une voiture sans turbo.
Les reprises ne sont peut-être pas flagrantes, mais le plaisir y est. D’accord, il faut un peu jouer du levier de vitesses pour rester dans le régime optimal, mais ça rend les ronds-points des Gottes plus amusants avant de replonger au milieu des champs vers Yernée-Fraineux. Accrochez-vous, le bitume n’y va pas par quatre chemins.




La jeunesse éternelle de l’Italienne s’illustre encore une fois dans le sinueux de la N696. Que ça soit dans le serré ou dans les longues courbes appuyées, le châssis de la Panda de 2003 réagit vivement aux changements de direction tandis que les imperfections de la route sont correctement filtrées. Bon, ce n’est pas parfait, mais c’est impressionnant pour une voiture qui compte déjà le poids des années.
Les années, c’est le temps qu’il semble falloir pour s’insérer dans la circulation de la route du Condroz. Pas par manque de puissance (même si c’est le cas), mais plutôt à cause du trafic lié à la brocante du jour. Notre route initiale fermée, nous nous dirigeons donc vers Nandrin par un petit détour, tout en profitant du Start & Stop disponible jusqu’à 30 km/h. Déroutant au début, il se montre ensuite agréable pour naviguer en silence dans le trafic.



Une fois les champs de Baugnée et Grand-Berleur passés, il est temps de s’y remettre sérieusement. Le pif-paf de Petit-Berleur, visité dans le passé, est tout aussi amusant en descente qu’en montée, tandis que la N638 ravit par son rythme élevé et ses rigoles plates. Si vous voulez vous prendre pour un pilote, rien de tel. Ça fait l’effet d’un vibreur mais ça n’en a aucun désavantage.
Une fois à Hout-Si-Plout (non, vous ne rêvez pas), il est temps de bifurquer vers Esneux et de ralentir le rythme pour la traversée du village. L’enjambée de l’Ourthe se passe une nouvelle fois en silence, tandis que les casses-vitesse invitent à baisser le rythme. La suspension est bonne, mais pas à ce point-là non plus.



Enfin, il est temps d’aborder nos derniers kilomètres du côté de Souverain-Pré et d’entamer la remontée, un peu essoufflés. D’une part, cet essoufflement est lié au petit moteur qui nous a propulsés. D’autre part, cela vient également du rythme effréné auquel nous avons enchaîné les virages sans devoir changer notre mode de conduite habituel.
Le verdict de la Fiat 500 Hybrid ? 6.0l/100km, tout ça en profitant allègrement du caractère atmosphérique du bloc Firefly et en titillant le rupteur à la moindre montée. Difficile de dire que l’hybridation nous change la vie. Par contre, ce nouveau bloc moteur redonne un nouveau souffle à la Cinquecento : celui du passage dans une ère plus moderne et d’une arrivée proche du modèle électrique. Pas de révolution donc, mais une évolution bienvenue !


Infos pratiques : 40 km | +- 1h de route.
Merci à FCA Belux pour le prêt de cette 500 Hybrid. Sans bouleverser la recette, la célèbre citadine s’améliore sur tous les points et ne peut qu’être recommandée, surtout avec un surcoût de seulement 1.000€ par rappport au modèle “classique”.
Quelques photos en bonus :



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