
BMW i3s REX | Court en continu
Une balade en voiture électrique, c’est possible ?
La question nous trottait en tête depuis un moment, et il était temps d’y répondre sérieusement. La première étape (la plus difficile) était de trouver un véhicule électrique relativement abordable tout en gardant des caractéristiques dynamiques correctes. L’an dernier, un petit tour du marché nous rendait bien morose, entre les compactes aux performances risibles et les berlines aux tarifs exorbitants. Mais en découvrant la BMW i3s au Salon de Bruxelles, l’idée nous est revenue en tête. Alors, partons à la découverte de petites routes !



On commence avec un peu d’autoroute, histoire de rejoindre les endroits intéressants. Et comme on a envie de tout essayer, on s’arrête après une cinquantaine de kilomètres sur une aire de repos, histoire de recharger les batteries qui sont à trois quarts pleines. 20% en 25 minutes, c’est presque trop rapide pour Thibaut qui hésite entre un pain au chocolat et un croissant. Allez, on reprend la route. Comme d’habitude, on se fait difficilement au démarrage silencieux, mais les voisins apprécient généralement plus le lithium que le sans-plomb. Curieux.
Ce qui reste surprenant mais extrêmement plaisant par contre, c’est le couple instantané fourni par les moteurs électriques. Les chiffres ne paraissent pas tellement impressionnants comme ça, mais avoir 270Nm et 184ch sous l’orteil, ça facilite la vie. D’accord, le 0–100km/h n’est pas flagrant, mais ça pousse beaucoup plus fort que ce que le look de citadine laisse présager.



Ce que le look ne laisse pas présager non plus, c’est l’agrément de conduite. Et il faut dire que BMW a mis le paquet. En partant de l’i3 “normale”, les voies ont été élargies de 40mm, le châssis rabaissé de 10mm et les jantes agrandies pour atteindre 20″. Et pour les allergiques aux chiffres, pensez que vous avez affaire à une propulsion compacte dont les batteries se trouvent dans le plancher. Directement, ça met l’eau à la bouche !
Dès les premières courbes, le centre de gravité bas montre ses bénéfices. Malgré les pneus extrêmement étroits, les changements de direction se font sans encombre et les relances ne semblent pas vraiment saturer le train arrière. Seul “bémol”, le lever de pied enclenche la récupération d’énergie, ce qui peut aisément déstabiliser la caisse en courbe. Pas de quoi faire de grandes dérives comme en M140i, mais une belle manière de réviser la délicatesse et de porter son attention sur les transferts de masses.



Cependant, dans le cockpit, les masses circulent un peu trop aisément. Malgré les sièges un peu plus sportifs, le soutien latéral reste maigre et le manque de console centrale oblige à s’agripper au volant. Pour le reste, la finition est exemplaire et il règne dans l’habitacle une sensation d’espace que les autres modèles de la gamme n’offrent pas. En prime, les matériaux intérieurs ont été recyclés, et les commandes tombent parfaitement sous la main avec un toucher très agréable. On regrette juste le sélecteur de vitesses (enfin, quand on dit vitesses…) qui est à l’envers.
Pas de quoi gâcher notre plaisir heureusement ! Malgré nos préjugés avant de prendre le volant, cette i3s nous a positivement surpris, et son véritable caractère de BMW justifie entièrement sa présence au sein de la gamme… tout comme le prix ! À 57.000€ (options comprises), heureusement qu’il y a un petit Range Extender pour doubler l’autonomie (300km en tout). Mais alors, est-elle Drivetime Approved ? On dirait bien. Pas vraiment sportive mais apte à hausser le rythme, l’i3s vous donne rendez-vous d’ici quelques jours pour un tracé !



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