
Mini Countryman JCW | Néo-rétrop ?
Le fleuron de la gamme Mini… qui s’étend de plus en plus.
Mini, c’est sans hésitation la success story du vingt-et-unième siècle. Une bouille à faire craquer tout le monde et un tempérament qui plaît aux plus avertis : la recette en ramène beaucoup ! C’est pour cela que BMW a décidé d’agrandir l’offre et proposer différents modèles…
Après le cabriolet (on l’adore) et la Clubman (pourquoi pas ?) est venu la Countryman. Un 4×4 Mini, comme c’est curieux. Bon, depuis 2010, on s’y est fait, mais il faut avouer que ce SUV n’a plus rien de Mini. Les sceptiques doutent de son potentiel, mais les ventes prouvent que le jeu en vaut la chandelle. Alors, concrètement, ça donne quoi cette Countryman JCW ?



De l’extérieur, ça donne très bien. Par rapport à la première génération de Countryman, le format s’allonge et les lignes se durcissent légèrement. Ce qui n’est pas pour déplaire aux clients masculins, très rares auparavant. Phares plus carrés, ailes bombées, tout y est, surtout avec le pack John Cooper Works qui ajoute le spoiler de série. Dans sa teinte Rebel Green assortie du toit rouge, le petit SUV sort du lot et dévisse les têtes.
À l’intérieur, la logique suit la Mini Cooper et les équipements sont identiques. La grande surprise pour un gabarit comme moi, c’est de rentrer dans une Mini où la tête ne cogne pas le plafond. Étrange. La finition, quant à elle, est excellente, et on ne tarde pas à enfoncer le démarreur. Broaaap !

Directement, c’est la pièce centrale de la voiture qui se fait remarquer : l’échappement. Couplé au deux litres d’origine bavaroise, c’est lui qui fait tout le spectacle. Clac, bang, il régale les oreilles en mode Sport et agrémente les mises en vitesse d’un grand sourire. On est ravis du bruit, et qu’il soit équipé de série.
Car il est essentiel au caractère du moteur, qui s’acquitte de sa tâche sans faire d’éclats. En effet, les 231 chevaux sont bien présents, mais pas vraiment explosifs. Les 350 Nm de couple sont suffisants pour laisser les semi-remorques sur place sans atteindre le rupteur. Ça tombe bien, car la boîte automatique à 8 rapports semble plus rapide à mi-régime qu’à 6.500 trs/min. Ne boudons pas notre plaisir : le bloc est puissant, mais malheureusement pas explosif comme le 3 cylindres de sa petite soeur Cooper. Mitigé sur ce point surtout avec une consommation moyenne de 10,5l/100km, mais le meilleur est à venir.



C’est en la provoquant que le véritable tempérament de cette Mini se réveille, car les modifications les plus importantes par rapport à l’ancienne Countryman se trouvent à l’abri des regards. Malgré les 1.500kg bien présents et l’empattement allongé, la Countryman excelle dans le sinueux. La raison : un châssis soigné aux petits oignons, qui permet d’utiliser des suspensions un peu plus souples sans avoir de roulis, et une transmission intégrale All4 bien équilibrée.
Sans verser dans le caractère propulsion (le système All4 ne distribue que maximum 50% de la puissance sur les roues arrières), l’Anglaise s’en tire avec les honneurs, sans une pointe de sous-virage et avec une vivacité digne d’une Cooper à l’ancienne. Chapeau !
En résumé, la Mini Countryman JCW est une véritable réussite. Vive, puissante, agréable et spacieuse, ce petit SUV étonne et détonne. Mais à 52.000€ le 4×4, elle n’a de Mini que le nom.




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