
Off Road | DriveTime sort des sentiers battus
À la demande générale (ou presque), nous élargissons un peu nos horizons.
La passion des belles routes n’est évidemment pas exclusive, et elle ouvre la voie à d’autres centres d’intérêt. Et comme plusieurs de nos lecteurs nous l’ont fait remarquer ces derniers mois, on peut aisément s’amuser en passant du goudron à la terre. Certes, nous avons très peu d’expérience dans les bois, mais nous pensions de plus en plus à proposer des reportages qui s’éloignent des sentiers battus…



L’opportunité s’est présentée mi-décembre, quand un petit coup de fil de chez Fiat a égayé ma semaine. Lors d’une petite discussion des essais à venir, la mention de l’arrivée dans le parc presse d’une Panda 4×4 a réveillé mon caractère de montagnard. La Panda, c’est LA voiture des moniteurs de ski, celle qui grimpe les cols enneigés quand les Range Rover sont coincés, celle qui escalade les pistes de ski même sans chaînes. Avec son poids plume et sa recette à l’ancienne, je devrais bien pouvoir m’amuser. Et si ce n’est pas le cas, le jaune canari amusera les passants et mes collègues.
En allant la chercher, la caisse me semble plus petite que dans mes souvenirs, pourtant l’habitacle donne une impression d’espace dont la Fiat 500 (sa cousine à plus d’un point) ne peut même pas rêver. Hauts plafonds, rangements multiples, tout y est. L’avantage du bi-cylindre sous le capot, c’est que ça libère de la place pour le reste.



L’inconvénient du désormais célèbre TwinAir, 900cc de 90ch et 145Nm, c’est qu’il vibre. Autant le bruit à l’accélération s’avère amusant, autant le ralenti se montre très vite fatiguant. Pourtant pas fan des systèmes Start/Stop, je bénis ici son intégration qui me permet d’attendre le feu vert sans développer une migraine carabinée. La ville s’avère cependant être un terrain de jeu idéal pour l’Italienne, mais les suspensions rehaussées ne sont pas là que pour couper les rond-points : ma mission de la semaine est de voir s’il est possible de combiner fun sur des petites routes et en pleine forêt. Allons-y.
Le problème, c’est que je ne m’y connais pas très bien en offroad. Oui, j’en ai fait un peu auparavant, mais je ne connais pas vraiment de chemins praticables et je n’ai pas eu le temps de faire de véritable repérage avant de me lancer. Pas grave, je vais y aller au feeling, et commencer par quelques routes que je connais bien pour juger de la bête, entre deux reportages que nous avons déjà effectués : d’une Roche à l’Autre et Comblé au Pont. Je devrais pouvoir trouver quelques chemins de terre praticables dans ce coin là.




Sur les petites routes, la Panda m’épate et me rappelle que son châssis est en fait le même que les Abarth que nous apprécions tant. Le punch à l’accélération n’y est pas, mais avec le poids de deux gamelles en moins, les 90ch suffisent amplement à s’extirper des épingles, sauf quand ça monte trop fort. Tiens, un chemin dans les bois ! Je me lance prudemment, car je sais que la garde au sol de la Fiat n’est pas énorme, mais celle-ci passe partout. Ok, le sentier emprunté n’est pas difficile, mais elle s’en sort vraiment très bien. J’avais même oublié d’enclencher la transmission intégrale, ce qui est réglé de suite. Mais très vite, je me retrouve au bout de ce cul-de-sac forestier. Cherchons d’autres endroits pas trop éloignés pour véritablement s’amuser.
Quelques kilomètres plus loin, en direction d’Anthisnes, je remarque un chemin en pierre qui monte dans la forêt, et il ne me semble pas voir de panneau d’interdiction. Demi-tour, c’est en effet bien autorisé de s’y aventurer, et j’entame une ascension plutôt abrupte vers un endroit complètement inconnu. Les roches sont humides, mais le premier rapport ultra court et la transmission intégrale font des miracles, et je ne perçois que très peu de pertes d’adhérence. Si on m’avait dit en ce matin brumeux que je m’amuserais tant à moins de 15km/h, je ne sais pas si je l’aurais cru, mais je profite autant des grandes courbes que dans une vraie sportive sur un bitume tout lisse.




Cette aventure me pousse à faire une poignée de kilomètres comme cela, et quand je me décide enfin à enregistrer les coordonnées de l’itinéraire sur mon téléphone, je me rends compte que ce chemin n’est renseigné nulle part. Pas grave, je profite du sentiment de liberté que propose cette promenade nature et continue ma “route” paisiblement, tout en ressassant l’idée que réaliser des reportages mêlant à la fois bitume et chemins boueux semble prometteuse.
À quoi ça ressemblera ? Vous connaissez nos reportages classiques, mêlant récit de voyage et roadbook. Pour les occasionnels tracés offroad, même principe, avec un point de départ et un point d’arrivée reliés par des jeux de mots stupides. Mais entre les deux, moins de bitume et plus de traversées boisées. Propriétaires de 4×4, préparez-vous, DriveTime va commencer à vous régaler.
Avis à ces mêmes propriétaires de 4×4, si vous avez des recommandations d’itinéraires offroad, n’hésitez pas à nous les envoyer. Nous nous ferions un plaisir de vous accompagner pour les découvrir, en y ajoutant les petites routes dont nous avons l’habitude.








Merci à FCA BeLux pour le prêt spontané de cette Panda Cross 4×4. Le bol d’air frais nous a fait un bien fou, et nous serions ravis de l’accueillir à nouveau pour un autre reportage boisé.
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