
Reportage | 4xHives
Quatre boucles pour découvrir une nouveauté hybride.
Le monde change et apporte des nouveautés surprenantes, pour le meilleur ou pour le pire. Aujourd’hui, pas question de jouer les vieux réacs, on apprécie l’évolution. Pour cause, Jeep nous propose le meilleur des deux mondes aujourd’hui : un 4×4 déluré mais hybride, capable d’arpenter les chemins les plus ardus dans un silence absolu. Dénommé 4xe, nous l’avons emmené quatre fois à Hives, le tout en une matinée.





Au départ de ce village ardennais à la sonorité proche du E anglais, nous entamons une descente infernale sur une route inconnue, bien que nous ayons solidement arpenté la région au cours des dernières années. Serpentant entre barbelés et vallées, entre vaches et chevreuils, notre monture hybride n’a pas de mal à enchaîner les virages, mais surtout à recharger sa batterie pour circuler en silence plus tard.
Pour le moment, le bloc essence assure une bonne partie de la propulsion (car la Wrangler aime rouler seulement avec l’axe arrière engagé) et enroule les courbes incessantes avec engouement. Du roulis, on en trouve évidemment. Mais du plaisir également, car il faut placer la caisse avec parcimonie et jouer des avant-bras pour suffisamment tourner le volant du camion de deux tonnes. Dans l’épingle de la Strument, les mains se croisent quelques fois pour rester sur le bitume, tandis que nous hésitons à manoeuvrer en trois points.





Une fois dans la vallée du Bronze, bien connue des lecteurs fidèles, le rythme baisse avant d’entamer notre première portion off road. Régulièrement regardée du coin de l’oeil pendant des balades et rallyes, cette piste escarpée monte quasiment face à nous au milieu d’un virage, et est recouverte de roches bien solides. L’occasion de tester le couple électrique donc.
Sans surprise, une Jeep Wrangler n’a aucun mal à attaquer ce genre de dénivelé. La surprise, c’est le silence absolu qui règne, comme si les deux tonnes de métal avaient fait place à une troupe de randonneurs en fin de journée, exténués. Lorsque le bloc traditionnel se remet en route, la transition est imperceptible et nous permet même d’apercevoir la faune locale. Ce n’est pas avec une grosse chaudière au mazout qu’on aurait pu voir ça.


La photo animalière n’étant pas notre fort, nous traversons le village de Mierchamps pour aller à Vau, à nouveau par les bois. Une fois de plus, le silence épate et fait même sourire les marcheurs du coin. Ils apprécient même les légères dérives que le couple ionisé permet de tracer sur les gravillons.
Retour à Hives ensuite, pour une deuxième boucle dirigée cette fois-ci vers le sud. Sur les routes, l’américaine chaussée de gommes adaptées trouve aisément le rythme, mais n’a aucune peine à trouver le sens de la marche sur les petits chemins de Cens. Les changements de reliefs ne freinent pas du tout le caractère sauvage du véhicule libérateur d’Europe, tandis que les portions villageoises lui laissent l’occasion de se montrer civilisé. C’est fou comme le contraste entre silence absolu et peinture remplie de boue semble plaire aux locaux.




Pour la troisième fois de la journée, nous traversons Hives et entamons une dernière boucle, cette fois majoritairement asphaltée. Le croisement du centre du village commence à se vêtir des mêmes traces brunes que notre toit, tandis que la descente vers Thimont va certainement se montrer bénéfique pour notre batterie qui arrive elle bientôt à plat.
En effet, nos aventures boueuses et silencieuses n’ont pas été de tout repos pour la batterie de 17kWh. Même si les 245Nm de couple sont suffisants pour naviguer sur les petits chemins ardennais, le bloc essence a dû se réveiller régulièrement lors des derniers kilomètres pour donner un peu plus de puissance mais également combler les lacunes d’autonomie.



Alors, recette miracle ou bouche-trou réglementaire, cette Wrangler 4xe ? Honnêtement, un peu des deux. Si l’incitant était très certainement fiscal lors de la création de ce véhicule, la recette prend facilement et nous donne envie d’en découvrir plus. L’off road en silence, avec une autonomie globalisée avoisinant les 600 kilomètres, ça amène une nouvelle dimension de plaisir presque non-coupable. Et si ça permet de continuer à commercialiser un engin pareil dans des pays comme la France au malus dantesque, on signe à deux mains. Et demain, on ne repassera plus quatre fois à Hives.




Infos pratiques : 43km | +/-1h30 de 4×4.
Merci à Jeep Belux pour le prêt de cette Wrangler 4xe. Ancrée dans le passé, celle-ci représente pourtant le futur de la marque. Et ça nous plaît !
Quatre fois à Hives, mais pourquoi donc ?
Au-delà du jeu de mots, une raison bien précise nous a amenés à Hives : la manche unique du championnat belge d’autocross et kart-cross. Boue, bière et mécanique, on vous le conseille chaudement.









Quelques photos de notre reportage en bonus :







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