Reportage | La Bonne Alternative


Reportage | La Bonne Alternative

Quand vous êtes à court d’inspiration, il suffit de prendre un peu de recul pour découvrir quoi faire.

Parfois, on prend le volant juste pour se vider la tête. C’est vrai, on monte machinalement dans sa voiture et on commence à rouler vers une destination familière. Dans ces cas-là, pas besoin de réfléchir. Tout devient un automatisme, du démarrage jusqu’au choix de la destination. Enfin on ne parle pas vraiment de choix, plutôt de réflexe. De notre côté, la région de Spa et Stoumont fait partie de ces options naturelles. Quand nous tombons à court d’idées et que nous nous demandons où rouler, celle-ci se présente comme la bonne solution.

Quand il s’est agi de découvrir ce que la nouvelle Mercedes CLA avait dans le ventre, nous n’avons donc pas dû réfléchir à l’endroit où l’emmener. La seule question a été de savoir par où commencer, et pour cela nous avons ressorti notre carte pour identifier nos coins les moins visités. L’est étant couvert, nous nous sommes rabattus sur l’ouest, et quoi de mieux qu’un village nommé Creppe pour embellir un dimanche après-midi ? Nous avons donc pris la route pour rejoindre les hauteurs de la ville thermale et entamer une balade de remise à zéro.

On s’installe confortablement au volant de la CLA 250, et on ne veut plus se relever.

Si l’on parle de remise à zéro, c’est parce que la plateforme de la Classe A — partagée avec la CLA que nous avons aujourd’hui — a fortement évolué depuis nos dernières rencontres. Et si l’A180d testée il y a un peu plus d’un an nous en amenait déjà des preuves, nous en découvrons encore plus aujourd’hui. Avec ses suspensions pilotées, sa transmission intégrale et ses 224 chevaux, notre monture du jour transpire clairement plus le grand tourisme dans les Fagnes que la traversée ardue d’une capitale embouteillée. Tant mieux. Nos premiers kilomètres semblent renforcer cette sensation, en nous extirpant des virages serrés avec aisance et vigueur.

Ce qui change aussi par rapport aux anciennes CLA, surtout en direction de Cour et ses longs virages appuyés, c’est la vivacité du châssis, moins typé ‘traction’ qu’auparavant. Les roues arrières motrices y sont pour beaucoup évidemment, mais le feeling de direction évolue également en allégeant le train avant à la remise de gaz, tout en filtrant pas mal d’impuretés de la route. Jusqu’ici, pas de mauvaises surprises, comme vous pouvez le deviner.

Avaler les courbes au coucher de soleil est toujours agréable, mais cette virée-ci restera mémorable.

Pas de mauvaises surprises sur la suite de notre tracé, connu depuis nos premiers reportages, bien que l’on s’y prenne à l’envers aujourd’hui. De la Gleize à Targnon, les courbes rapides continuent de s’enchaîner avec efficacité. La Mercedes A45 précédente n’avait déjà pas de problèmes de motricité avec 380 chevaux, cette nouvelle plateforme n’en rencontre évidemment pas avec la moitié ou presque. L’art y est toujours donc, mais la manière évolue, notamment au niveau du confort. La CLA 250 n’est pas une sportive, mais elle amortit de manière beaucoup plus efficace les impuretés de la route que sa devancière.

Dans les courbes rapides, nous constatons également que le problème de boisson de la génération précédente semble être adressé. Ayant le lointain souvenir d’une CLA “non-AMG’ dépassant allègrement les 12l/100km, nos a-priori semblaient fondés. Cependant, même avec un pied droit de plomb, il semble que celle-ci n’atteint même pas les neuf litres. Belle amélioration.

Une nouvelle perspective pour un terrain familier.

En direction de Lorcé, il est cependant temps de découvrir ce que la belle transmet comme émotions lorsqu’on la pousse. Dans les pifs-pafs et les changements de reliefs, mais aussi dans les accélérations et freinages successifs, que pouvons-nous retenir de cette version améliorée ?

Premièrement, le maintien de caisse exemplaire met tout de suite en sécurité, et même s’il n’incite pas spécialement à pousser plus, celui-ci aide à ressentir les aspérités de la route sans en être secoué. La direction, elle, ravit par sa précision, tandis que l’ensemble moteur-boîte fait bien le job. La couple arrive de manière linéaire, mais nous ne nous attendions pas vraiment à un coup de pied dans les fesses comme dans une bombinette. Dans l’ensemble, le package est extrêmement bien conçu et cela se ressent.

Les feuilles des arbres tournent au rouge pour s’adapter à la jolie Mercedes

Ce qui se ressent moins, malheureusement, c’est le sourire qui devrait normalement nous arriver jusqu’aux oreilles lorsqu’un véhicule est si bon. Et ce ne sont malheureusement pas les longues courbes de la fin de notre tracé qui vont nous faire changer d’avis. Même si l’on arrive littéralement au Paradis.

Avec une finition pareille, un intérieur cossu et des qualités dynamiques de ce niveau, nous allons encore passer pour des difficiles. Mais le fait que les émotions montent plus facilement en admirant la carrosserie qu’en regardant à travers le pare-brise nous posera toujours un peu problème chez Drivetime. Alors pour un public en quête d’une machine résolument premium (le prix reflète ce positionnement), nous vous dirons que la CLA 250 est la bonne alternative pour sortir du lot, surtout en rouge. Pour ceux en quête d’une dose d’excitation derrière le volant, la quête continue.

Quoi qu’il en soit, ce dimanche après-midi se sera avéré productif, et se vider la tête nous aura appris beaucoup de choses. Notamment que l’amusement semble désormais exclusivement réservé aux sportives, et plus aux dynamiques.

Infos pratiques : 29km | +/-35min de route.

Merci à Mercedes Belgium pour le prêt de cette excellente CLA 250 4Matic. Et si nous sommes difficiles, c’est parce que la qualité nous amène à devenir de plus en plus capricieux.

Quelques images en bonus :

Le choix des sièges bi-ton n’est peut-être pas le plus adapté, mais le confort et le soutien y sont.
Fait assez rare pour être soulevé, les phares de cette CLA sont véritablement excellents
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Familier mais pourtant différent. En y regardant de près, le design de la CLA a bien évolué
Naze ? Non, loin de là !

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