Reportage | Le tour du lac de la Haute-Sûre


Reportage | Le tour du Lac de la Haute-Sûre

Partir en roadtrip au Luxembourg ? Pour sûr !

Des fois, il suffit d’un email. Ici, il venait de chez Fiat, proposant une petite semaine en 124 Spider, la MX-5 transalpine. Mon sang n’a fait qu’un tour, et une fois la belle entre nos mains, il était alors question de l’emmener se balader. Directement, le toit amovible me donne des envies de Côte d’Azur, mais l’agenda chargé nous a tout de suite refroidis. Qu’à cela ne tienne, partons dans le Sud-Est !

Le Luxembourg, comme notre plat pays, connaît une météo…changeante

Voilà comment nous avons atterri au Luxembourg, et plus précisément au lac de la Haute-Sûre. Connu pour ses banques, son essence pas chère et son Gromperekichelcher (dont la prononciation m’est encore difficile à ce jour), on oublie souvent que le Grand-Duché englobe une partie des Ardennes, nommée l’Oesling. Vallées, collines, lacs, tout y est, y compris les routes tortueuses. Youpie !

En route donc, et le lac est traversé une première fois par le pont Misère. Sans plus attendre, la montée commence vers le hameau de Misarshaff à travers les champs et les bois. Jusque là, aucun signe de population, hormis les deux blindés en sens inverse…

Gauche, droite, gauche. La route avance au pas militaire

Juste avant Arsdorf, on monte à gauche sur la N27, et on plonge doucement vers le lac, à nouveau. Le mot d’ordre y est relax, tout comme la boîte automatique de la 124. Petite hérésie dans la configuration qui ne manquera pas de se rappeler à nous dans les virages serrés…

Le point de vue sur le lac vaut le détour

Une fois au bord du lac, à Lultzhausen (de nouveau, la prononciation m’échappe), la petite pause s’impose, pour le panorama. Le cul-de-sac du club nautique s’y prête alors parfaitement, le temps d’une petite séance photos et d’admirer le panorama.

Les changements d’élévation sont très rapides dans la région

Mais on est là pour rouler, et quelques centaines de mètres plus tard, il est déjà temps d’enjamber à nouveau le lac. Le traverser ? Non, il s’agit ici de franchir une de ses ramures. Ce lac, je n’arriverais certainement pas à le redessiner sur un plan… Le rythme est encore coulé, en admirant les paysages sur un billard de première catégorie. Encore une différence avec la Belgique, et une qui fait du bien aux vertèbres. Quelques kilomètres plus loin, on franchit notre premier barrage et la hauteur ne cesse de nous étonner. Moi penché au-dessus de la balustrade, et Thibaut qui ne s’approche pas à moins de deux mètres du bord, la faute à un vertige prononcé… et compréhensible !

Non Thibaut, ne regarde pas en bas !

De là, la route serpente pour remonter, et notre Fiat met en avant son excellent châssis et sa direction précise. Pour rappel, la 124, basée sur la Mazda MX-5, change de moteur et de réglages de suspension par rapport à sa cousine nippone. Dans les relances, et en appui, ces changements collent entièrement à la philosophie piano et transcendent le caractère banzai du roadster.

À Kaundorf, on tient la gauche vers Liefrange et la végétation se fait plus dense. Au milieu des bois, la route serpente le long de la colline, et la descente s’amorce. Pif, paf, pas le temps de dire Bouneschlupp que nous arrivons déjà à notre deuxième barrage.

Plus petit changement de niveau, mais tout aussi bruyant

Assez parlé cuisine, on redémarre et la région nous remet une cuillerée de lacets, dans la remontée vers Harlange. Au fil des hectomètres, le paysage se dégage et la vue sur la vallée devient imprenable. De Boulaide, la CR309 serpente jusqu’à l’eau, et nous voilà déjà de retour à la case départ… Misère !

Le tour est déjà fini, mais pas notre semaine en 124 Spider… À bientôt !

Informations pratiques : 34 km | 37 min

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