
Reportage | Mont²
La Belgique détient une variété incomparable de noms de villages. Cependant, nous partons aujourd’hui à la recherche d’endroits homonymes ou presque…
Et près de Sprimont, nous décidons de quitter les nationales pour démarrer de Cornémont. Tiens, ça commence déjà ! Petit hameau composé de deux rues, l’endroit n’incite pas spécialement à la pause, et nous entamons déjà la descente à travers bois et champs. Nous en profitons pour saluer la monture d’une locale, qui semble faire 150 fois moins de chevaux que la nôtre… puis reprenons la route.





La descente de Hot’champs terminée, nous braquons à droite pour remonter vers Playe et passer sous l’autoroute E25. Rassurez-vous, nous ne l’emprunterons pas aujourd’hui, car nous entamons une ascension bien connue des cyclistes. Remouchamps résonne souvent dans la tête des amateurs comme le lieu de naissance de Philippe Gilbert, avec son pif-paf de montée et descente entourant la Redoute qui semble taillé pour plaire aux automobilistes. Et quand il est facile de partager le tarmac, nous semblons nous entendre à merveille. Courage mfi, plus que quelques mètres !




Le temps que notre ami reprenne son souffle, nous avons déjà traversé Aywaille et prenons un petit détour par le chemin de Messe, qui commence à l’église de Dieupart… Heureusement qu’on est dimanche et qu’on n’y croise personne, car la route y est étroite ! Mais qu’est-ce qu’elle est belle. Les équidés voisins semblent apprécier notre venue, et ont choisi le plus beau virage pour établir demeure. Bien vu les gars !
Nous ne nous reposons cependant pas, car la route de la crête ne veut pas aller droit. Et les noms de village ne s’améliorent pas non plus… Bienvenue à Kin-Stoqueu, connu pour son… en fait non, on n’en a aucune idée. Tout ce qu’on sait, c’est que les moutons, vaches, chevaux et autres ânes apprécient la région, et parfois même les routes. Les veaux de la descente de Niâster aiment les belles épingles ensoleillées. J’ai toujours su que j’avais des traits communs avec les bovins de la région.






Rapide retour à travers Aywaille, pour ensuite passer le long de la gare et prendre la route la plus étroite du coin. Rangez vos Lamborghini, la Volkswagen T-Roc fait parfaitement l’affaire ici. Et les radars de stationnement s’allumeront peut-être quelques fois à cause d’une petite branche. Tant que ça n’est pas un mur… Tiens, voilà à nouveau l’Amblève !
Et pour entamer la dernière portion du jour, nous retournons à nos premiers amours : la grimpette en forêt. Les feuilles mortes humides pimentent l’exercice, en faisant pivoter le T-Roc plus facilement, et leur absence sur les branches nous permet de voir à travers des virages qui sont habituellement en aveugle. Profitons-en jusqu’en haut, où la vue se dégagera. Et lorsqu’elle se transforme, cette vue en vaut la peine. D’ici, nous voyons jusqu’à Ferrières, et peut-être même plus si je remets mes lunettes. Hôyemont, voici notre point d’arrivée. Encore un homonyme, et d’autant plus proche de Comblain-au-Pont. Envie de prolonger la balade ?






Infos pratiques : 23 km | +- 50 minutes de route
Merci à Volkswagen Belux pour le prêt de ce T-Roc. Si les TDI de la décennie précédente s’avéraient mollassons, les moteurs post-dieselgate amènent une vivacité jusque là rare pour un mazout. On en redemande !
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