
Reportage | Re-découverte
Un petit retour en arrière pour aller de l’avant.
Après avoir fait couler beaucoup d’encre dans sa déclinaison coupé, la Série 4 revient sous une autre carrosserie et retourne à ses racines : la toile découvrable. Et puisqu’on devient vieux et que tout était mieux avant, on va essayer de s’en assurer. En route, les Ardennes nous attendent.


Une question principale nous taraude aujourd’hui : alors que la version rigide nous avait ravis d’un point de vue mécanique, la décapotable va-t-elle corriger le principal défaut de la Série 4, c’est-à-dire l’envie de ne pas se retourner en se levant du siège conducteur ? Une excellente interrogation qui, sous la météo exécrable de cette fin d’été, va s’avérer piégeuse : sous cette pluie battante, pas question de sortir de la voiture.
Dès nos premiers kilomètres en direction du sud belge (tout est relatif), la Béhème fait savoir que ses qualités en termes de toucher de route n’ont pas disparu. Tout comme les Série 3 et 4 essayées précédemment, la version ouvrante ne fléchit pas et offre un châssis aux petits oignons. Les enchaînements de virages de Harre n’y font rien. Une bonne base, ça reste même quand on enlève le toit.


Si on enlève la pluie, on améliore même la recette. Bien que la capote en toile fasse son job de manière excellente (très peu de bruits de vent ou de pluie), tout le plaisir se trouve quand on la range dans le coffre. Une fois cette formalité réglée par une simple pression de bouton sans même s’arrêter, il est temps de profiter du grand air… et du grand froid. Sièges chauffants, filet d’air chaud dans la nuque, tout y est pour profiter du moment. Et quel moment !
Dans les forêts de Mormont, l’Allemande prend vie sans hésiter. Se jetant de virage en virage, elle fait simplement douter de son poids en donnant l’impression que 250 kilos se sont envolés par la fenêtre. C’est fou comme une bonne suspension peut faire des miracles, et nous faire oublier que les voitures d’aujourd’hui sont toutes trop lourdes.



Là où l’embonpoint nous rattrape, c’est en sortie de courbe. Pas que la Béhème soit sous-motorisée, loin de là. Avec 184 chevaux et 300 Nm de couple, on ne peut pas dire qu’elle manque de punch. Par contre, pour tirer 1.800kg, on commence à voir les limites et se dire que notre 420i aurait mérité d’être une 430i. La sonorité est toujours sympathique, mais on n’aurait pas craché sur 100 chevaux de plus dans les virages de Melines.
Alors, une fois une bonne quantité de bitume avalée et surtout la pluie revenue, qu’en est-il de notre question initiale ? A-t-on envie de quitter le cocon qu’offre la 420i pour l’admirer de l’extérieur ? Le plumage est-il à la hauteur du ramage ? Il faut avouer que oui. Une fois habitués à la face avant protubérante, l’ensemble des lignes frappe par son homogénéité et les trois quarts arrière font aisément décrocher la mâchoire, surtout dans ce bleu. Alors, mission accomplie ?


À vous de juger, mais nous estimons que oui. La re-découverte de la toile sied parfaitement la Série 4, et elle parvient même à faire prendre la sauce plus rapidement sur les petites routes ardennaises que nous redécouvrons également. Reste qu’à près de 70.000€, on est en passe d’en attendre autant.



Infos pratiques : 28km | +/- 45min de route.
Merci à BMW Belux pour le prêt de cette 420i Cabriolet. Plus belle et encore plus fun que sa variante à toit rigide, elle ne semble avoir frustré que la météo.
Quelques photos en bonus :





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