Reportage | T’as Graux Scy


Reportage | T’as Graux Scy

Deux mois de confinement et nous voilà complètement changés.

La dernière balade vous paraît loin ? Nous aussi. Quand on nous a annoncé que les sorties étaient à nouveau autorisées, on a d’abord dû vérifier que le calendrier comptait encore des essais, après quelques annulations. Heureusement, il restait encore une voiture que l’on connaît déjà. Oui, elle est bien plus massive que la dernière qu’on avait… mais nous aussi en fait.

La Jeep Wrangler, voiture parfaite du déconfinement ? Elle semble en tout cas illustrer nos deux mois de pause forcée. Gabarit élargi, attitude complètement relax, tout y est. On pourrait même dire que la fermeture des coiffeurs nous fait un début de mulet tout à fait à propos. Alors pour célébrer cette sortie, nous avons décidé de commencer à Graux, même si personne n’est vraiment gros.

Dans la région du sud de Namur, que nous connaissons de mieux en mieux, nous avons choisi de démarrer au milieu des champs, avec quelques lignes droites pour se remettre en jambes. Jambes n’est d’ailleurs pas très loin, mais nous n’y passerons pas aujourd’hui. Nous allons plutôt privilégier les premiers virages que nous trouvons près de Bioul.

Entre les champs de blés qui se balancent au gré du vent et les arbres feuillus, le paysage est très vert. Pas un passant à l’horizon, et les deux cyclistes de la descente vers Salet sont les seules âmes que nous croisons. Tant mieux, car les virages y sont superbes et la Jeep profite bien de toute la largeur de la route. Qu’est-ce que ça fait du bien de retrouver nos “vieilles” sensations, celles qu’on n’avait plus ressenties depuis le mois de mars.

La vallée de la Molignée, ça faisait aussi longtemps qu’on ne l’avait plus vue. Ses courbes bien surfacées conviennent parfaitement à notre rythme du jour, et c’est avec un peu de tristesse que nous la quittons avant Anhée, vers Haut-le-Wastia. Les beaux virages nous consolent rapidement, avant de faire place à une ligne droite véritablement kilométrique. Auparavant, on l’aurait décrite comme interminable. Après le Covid-19, on se rend compte que notre patience s’est bien améliorée.

Une fois à Sommières, il est déjà temps de retrouver la Meuse du côté de Dinant et de changer de versant. Pour y parvenir, nous allons donc croiser des pavés, se faire secouer par les courbes de la descente et véritablement traverser une église. La fin de la descente se fait ensuite sur le pont Charles de Gaulle, encadré de saxophones géant dont nous avons déjà parlé.

Une fois la Meuse passée, c’est un autre endroit familier que nous retrouvons, dans le sens inverse. La route du Fond de Leffe, qui suit le ruisseau du même nom, est toujours un plaisir. La seule différence du jour est que notre monture est un peu plus large, mais la visibilité fournie par le cockpit surélevé aide à négocier les virages en aveugle. De plus, ce n’est pas comme si on y croisait beaucoup de monde. Du moins jusqu’à Sorinnes, où nous croisons une petite partie de grand-route.

Heureusement, ce croisement est très court et nous envoie rapidement au fameux passage sous la maison. Oui, vous avez bien lu, et certains d’entre vous l’ont d’ailleurs déjà passé lors d’un précédent rallye. Les virages s’enchaînent ensuite, au milieu des champs et des forêts, pour arriver à Celles, terre d’accueil des fanatiques de jeux de mots, avant de repartir vers Ver.

La remontée de Ver à Custinne nous permet de secouer le contenu du coffre, et de se réveiller pour les derniers kilomètres de notre tracé. Les épingles en banking permettent de relancer dès le point de corde, et le paysage nous fait profiter des courtes parties rectilignes. Que demander de mieux ?

Un peu plus tard, c’est un autre tracé que l’on retrouve, réalisé il y a peu. Au-dessus de Conjoux, le bitume serpente entre le champs et les arbres, qui sont plus habillés qu’au mois de février. L’endroit change du tout au tout et le plaisir n’en est que plus grand. La nature nous rappelle donc que nous ne l’avions plus vue depuis longtemps.

Les derniers kilomètres se font ensuite dans le calme, entre champs de fleurs bleues et petits virages qui ponctuent la fin de notre balade. La pluie se ramène d’ailleurs, pour nous dire qu’il est sûrement temps de rentrer à la maison, qui doit s’inquiéter pour nous. Alors l’arrivée a un goût encore plus particulier : celui du moment spécial.

Même si le véhicule nous était connu, même si les routes nous étaient grandement familières, cette escapade avait un excellent goût de liberté. La maison a beau être agréable, les tournants du salon à la chambre n’ont pas la même saveur qu’un beau ruban de bitume. On est même prêts à faire une déclaration osée : les virages de la maison ne valent pas une ligne droite kilométrique. Si si. D’ailleurs, nous voilà à Scy.

Infos pratiques : 71km | +- 1h30 de route.

Merci à FCA Belux pour le prêt de ce Jeep Wrangler, qui lui n’a pas (trop) grossi malgré toutes ces années de service.

Quelques images en bonus :

Pas si gros en fait.
Petite escapade à la mer ?
Rejoindre la Molignée, ça fait toujours plaisir.
Une petite “Celles” au fond des bois.
Pas très très large à Sorinnes.
Les belles épingles qui font plaisir.
Sans commentaire.
Ca ressemble un peu au sud, ça.

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