Reportage | Tellin retour en arrière


Reportage | Tellin retour en arrière

Et si on en revenait aux bases ?

Nous n’allons pas vous faire l’affront de vous écrire que notre grand-mère disait que les meilleures soupes se faisaient dans les vieilles marmites, ce serait une déformation de la vérité que même un mythomane entraîné n’oserait faire. Néanmoins, le dicton désormais rentré dans le domaine public cache une part de vérité qui nous intéresse aujourd’hui : n’y a-t-il pas du bon à ressortir les vieilles recettes de temps en temps ?

La soupe du jour ? Un potage électrisant reprenant les ingrédients qui ont jadis fait la renommée des succursales bavaroises. Une poignée de chevaux bien relevés, un arbre de transmission bien placé et on épice pour équilibrer le tout, si possible sur l’arrière. L’analogie culinaire vous laisse sur votre faim ? On va traduire en termes automobiles.

Comme dans le bon vieux temps (vous savez, celui qui manque toujours aux réactionnaires comme nous), notre monture du jour déborde de puissance sur les roues arrière et ignore complètement les standards esthétiques qui voient les voitures prendre de la hauteur pour rien. Aujourd’hui, comme à l’époque, on s’abaisse pour tourner la clé puis…rien. Pas de six en ligne ni d’échappement chantant, mais une sonorité à moins de 6dB. Ça y est, la traditionnelle berline béhème est devenue électrique.

“Sacrilège”, diront les réacs ! “Pas si vite”, diront les curieux. Et si on tentait d’en découvrir un peu plus sur le résultat en bouche avant de juger la liste d’ingrédients ? Pour cela, rien de tel que nos traditionnelles routes ardennaises un samedi matin, avant que le monde ne s’active. Alors, de quel bois se chauffe notre i4 eDrive40?

Tout d’abord, elle a beau ne pas s’alimenter au sans-plomb, son habitacle n’a rien à envier à ses cousines brûleuses de pétrole. Les sièges chauffants, bien enveloppants, offrent un cocon idéal pour ne plus bouger d’un virage à l’autre. Ensuite, la présentation est sobre mais qualitative, comme d’habitude chez BMW. L’intégration du compteur et de l’écran d’infodivertissement en un seul bloc rend l’habitacle plus uniforme que dans une Série 4 “traditionnelle”, tandis que l’on trépigne d’envie d’écraser la pédale de droite.

Sur les routes grasses de Resteigne, on pourrait attendre le pire des 430Nm de couple. Il n’en est rien. La motricité est surprenante, et les pertes d’adhérence sont étonnamment prévisibles. Pas question de se faire surprendre par un regain de puissance turbochargée, mais plutôt de profiter des relances progressives d’un “bloc” bien étalonné. Dans les longues courbes de Daverdisse, on peut même sentir le train arrière qui enroule et s’assure que l’on regarde toujours bien le point de corde.

Au milieu des champs ardennais, entre deux forêts denses, c’est le châssis qui se met à danser sans hésitation. La caisse avale les imperfections du bitume sans trop se brusquer, et les réactions sont tout à fait prévisibles. Comme à l’ancienne, on n’est pas vraiment dans une expérience en accéléré à travers le pare-brise, mais dans une balade vive où l’on profite de ce qui nous entoure.

Ce qui nous entoure, aujourd’hui, c’est une nature printanière qui se réveille et profite du silence de l’Allemande. Les arbres reprennent des couleurs, les écureuils grimpent aux arbres sans prendre peur, et même un cheval vient discuter le bout de gras avec nous. Niveau connexion avec la nature, il n’y a que la balade champêtre qui fait mieux.

Et finalement, sur les serpentins de bitume qui nous ramènent vers Mirwart, notre question de départ semble toute répondue. Avec une caisse aussi vive, un look ravageur et des performances pareilles, la recette BMW n’a visiblement pas changé. D’autant plus, le centre de gravité bas ainsi que les moteurs électriques nouvelle génération amènent une part de fun sans arrière-pensée (en termes d’autonomie). La soupe est donc aussi goûtue qu’au bon vieux temps, car l’i4 se montre plus joueuse et vive que la plupart des Munichoises actuelles. On vous l’avait dit, rien de tel qu’un retour en arrière.

Infos pratiques : 67km | +/-1h30 de route.

Envie d’encore plus de virages ? C’est ici que ça se passe :

Merci à BMW Belux pour le prêt de cette excellente i4. Au-delà de son autonomie de 400km réels, largement suffisante pour arpenter les routes ardennaises tranquillement, c’est son caractère qui nous a convaincus.

Quelques images en bonus :

De nuit, on se fait aux gros naseaux.
Bouillon ? Soupe ? Casserole ?
Présentation idéale dans l’habitacle.
Ça a du bon de se lever tôt pour profiter des routes désertes.
Vous la préférez brune ou blanche ?

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