
Reportage | À l’Heure Malgré Tout
Les jeux de mots sont courants quand on traîne près des lacs de l’Eau d’Heure. On pense en avoir trouvé un nouveau.
Notre tracé du jour commence au barrage de la plate taille. Au programme du jour : des changements de végétation, de pays, et d’habitudes. Et dès les premiers hectomètres, les changements de végétation se font déjà sentir. Après le barrage et sa vision panoramique vient l’impression de marécage du lac de Falemprise, suivie du bocage qui entoure la route de Soumoy. Tiens, encore un jeu de mots facile.





Même pas le temps de les prononcer tous qu’un engin de chantier nous surprend. “Oh non, pas une route fermée…” Heureusement, ce n’est pas le cas, mais il semblerait qu’on ne soit pas au bout de nos surprises. Le chemin vers Senzeilles nous fait découvrir de belles lignes droites au milieu des champs, et les plus belles courbes se trouvent en entrée de virage. Inhabituel comme paysage. Retour vers Cerfontaine, que nous ne traverserons pas aujourd’hui, car la bien nommée route communale nous attend. Et devant nous se trouve une 2CV, que notre Ford dépassera rapidement. Malgré sa cylindrée modeste, le 1.0l Ecoboost a du punch, et il aime monter dans les tours. On lui retrouve même un sonorité sympa, bien qu’atypique.
Cette route quasi déserte nous emmène découvrir les forêts namuroises, rapidement suivies de courbes légères mais amusantes. Ici, la route épouse vraiment le paysage, et le plaisir en est décuplé. C’était mieux quand on plaçait le tarmac en fonction du relief, et pas l’inverse.



Cependant, malgré son âge, la route est encore en bon état, et nous voici déjà à Couvin. Et là, surprise. La route que nous avions repérée, et qui devait nous emmener à travers bois et collines, est fermée. Et pas qu’un peu : plus de goudron, des barrières fermant l’accès et une date de fin des travaux plus éloignée que la durée de vie de nos déchets nucléaires. C’est fâcheux. Qu’à cela ne tienne, empruntons la Nationale 5, elle nous mènera vers la France aussi.
Et heureusement en fait. Malgré ses poids lourds fréquents, l’axe principal regorge de belles surprises. Des virages relevés aux freinages appuyés, la balade n’en est que plus agréable. Même la végétation nous offre une belle lumière pour les photos. Et si c’était ça le bonheur ?



En passant la frontière, notre Nationale devient départementale, tandis que le revêtement s’améliore encore. C’est fou comme nos standards sont bas en Belgique. Sur la D8051, rectiligne pour les deux premiers kilomètres, une New Beetle décapotable nous dépasse. Encore un phénomène inhabituel. Mais une fois arrivés dans les courbes rapides, la Ford Ecosport rappelle qu’elle dispose d’un châssis de Fiesta, et nous revoilà rapidement dans le rétroviseur de la Cox.
Tout au long de la descente vers Fumay, les enchaînements se font de plus en plus serrés. Gauche, droite, ça n’arrête pas, mais il faudra bien s’arrêter pour quelques photos. Tiens, cette grande épingle semble parfaite, avec de grands dégagements pour se placer.



À Fumay, nous retrouvons la Meuse et le pont que nous avions emprunté dans la Traversée française. Cependant, aujourd’hui, nous suivons le sens du courant, et longeons la rive gauche jusqu’à croiser le Viroin. Allons, il est déjà temps de remonter à travers champs, et de passer la frontière. Bienvenue à Viroinval, connu pour son musée du Malgré Tout….
…mais c’est quoi un Malgré Tout ? Visiblement, ça a un lien avec la préhistoire, mais nos recherches ne nous ont toujours pas donné de réponse définitive. C’est pas grave, ça valait bien le jeu de mot non ? Les routes excuseront l’humour un peu limite. Bonne route !





Infos pratiques : 75km|+-1h de route
Merci à Ford Belgium pour le prêt de cet Ecosport ST-Line. Malgré son look d’armoire à glace, il n’a fait qu’une bouchée des courbes qu’on lui a imposé.
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