Reportage | La Plus Belle


Reportage | La Plus Belle

On l’a cherchée pendant longtemps, mais il semblerait qu’on l’ait trouvée… Serait-ce la meilleure route ?

Ok, le titre est un peu provocateur. Il existe probablement de meilleures routes, à certains endroits du monde, mais la petite 339 qui relie l’Allemagne au nord du Luxembourg n’a pas à rougir. Vous la connaissez ? Jusqu’à peu, nous non plus, mais le hasard fait parfois bien les choses.

L’équipe Ceramic White ? Pas pour la Fiat qui arbore un blanc légèrement nacré.

Et le hasard, en ce dimanche ensoleillé, nous a menés dans la région du Luxembourg, que l’on connaît déjà bien. Comme la dernière fois, nous voilà au pays des évadés fiscaux au volant d’une Fiat 124. En finition S-Design, le look est plus viril, ce qui plaît aux passants dont la nuque se dévisse aisément. Exit la boîte automatique, place au levier à la commande virile, qui correspond mieux à notre type de balade. L’après-midi se déroule parfaitement bien, à arpenter les Ardennes belges de long en large, quand nous franchissons la frontière grand-ducale. Pour ensuite se perdre et arriver sur ce ruban sorti tout droit d’un de nos rêves.

Si toutes les frontières pouvaient être comme celle-ci, l’Europe aurait certainement moins de problèmes.

Démarrant pile à la frontière allemande, l’ascension commence directement par deux courbes à 90°, histoire de chauffer les gommes. Comme à chaque fois au Luxembourg, le revêtement surprend. Une route toute neuve au milieu des bois, c’est rare chez nous. Mais pas le temps d’y penser trop longtemps, voilà déjà un pif-paf qui ouvre la vue sur la vallée de l’Our qui se cachait. Longeons la frontière pendant 500 mètres, le temps de prendre son souffle.

Ils pensent à tout ces Luxembourgeois : même à nous rappeler par où aller.

Au plus la végétation devient dense, au plus le tarmac devient tortueux. Un enchaînement gauche-droite-gauche met en avant le châssis exemplaire du roadster transalpin, et le freinage brusque ne laisse pas de surprise. Tiens, une épingle se dessine sur l’écran du GPS : il est l’heure de débrancher l’ESP. Au sein de ce virage serré, on voit que les locaux ont pensé à la sécurité, la visibilité est excellente, et on s’autorise une légère dérive.

Regarder le point de corde par la fenêtre, c’est toujours bon signe.

Gardons cependant les deux mains sur le volant, car les enchaînements deviennent de plus en plus intenses. Virages en aveugle, longues courbes, droite en deux temps, tout y est. Quand les arbres disparaissent pour laisser place aux champs, le rythme s’accélère un peu, et la lumière entre les feuilles donne une impression d’automne, même début juin. Nous sommes arrivés à Kalborn, point final de cette portion de trois kilomètres.

Un final tout en courbes pour ce court reportage.

Oui, cette route est courte. Mais qu’est-ce qu’elle est intense. Et les alentours ne déméritent pas non plus. On n’avait pas prévu de faire de reportage si court, avec un titre pareil, mais il ne se passe pas un jour sans qu’on repense à cette route. Un revêtement parfait, des courbes en tout genre, et surtout personne à part nous.

Ne traînez pas, appelez vos potes et partez découvrir la région. Dans le coin, il est difficile de trouver de mauvaises routes, et se perdre est vivement recommandé. Si vous préférez suivre des indications, n’hésitez évidemment pas à nous contacter pour des recommandations d’itinéraire. Nous repartons à la recherche de routes encore meilleures, mais d’ici là, bonne route !

Infos pratiques : 3 km|+- 5min de route (si vous ne la faites qu’une seule fois)

Merci à FCA BeLux pour le prêt de cette 124 Spider S-Design, et à Martin Aguilar pour son aide précieuse et sa bonne humeur.

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