
Reportage | Les côtes de port
Oui, on n’écrit pas ça comme ça… Mais c’est une astuce !
Et tout cela commence à notre point de départ. Le long de la Moselle, à Senheim précisément, dans un petit port de plaisance. Voilà donc le port du titre, mais où se trouvent les côtes ? Elles démarrent au centre du village, pour entamer notre remontée le long de la L98, à flanc de colline.




Et là, d’un coup, ça commence fort. Après quelques centaines de mètres, le panorama époustouflant se recouvre d’arbres pourpres, et les lignes droites se font de plus en plus courtes. D’ailleurs, parler de lignes droites ici est un crime. Le volant ne reste jamais vraiment en position centrale, et flirte plus que de raison avec la butée…
Le rythme ne s’essouffle toujours pas, et notre GLC 250d non plus d’ailleurs. Les 204 chevaux sont discrets, mais les 500Nm de couple tirent le SUV de courbe en courbe. Les siennes, on s’arrêtera plus tard pour les admirer. La route est trop belle que pour faire une pause.



Au sommet, on rejoint la L200 pour un petit kilomètre, puis on repique vers le village de Beilstein, et la végétation se dégage à nouveau. La descente se fera par la K42. La K42, c’est comme l’AK-47, ça bombarde tout autant. Pif-paf, revoici la Moselle et la civilisation. En effet, ça faisait longtemps qu’on n’avait plus croisé quelqu’un.
Premier rond-point, et on prend la première sortie, en remontant vers… nulle-part en fait. Et c’est ça qui fait tout le charme de ce tracé. Les routes sans destination sont certainement les meilleures, et ce ne sont pas les épingles de la K36 qui nous contrediront.




Dans le sinueux, il est clair que notre éléphanteau n’est pas le plus à l’aise… Mais il s’en sort plutôt bien ! La prise de roulis n’est pas exagérée, quel que soit le régime, et c’est surtout la direction un peu flottante qui démange. Mais on se console par le couple disponible et les rapports qui s’envolent rapidement.
D’ailleurs, on n’a toujours pas atteint la limitation de vitesse de la descente par la L202 que notre Mercedes enclenche déjà le deuxième rapport. Normal, ici on ne roule pas vite, mais à son rythme, souvent bien en-dessous des 100km/h réglementaires.



Après une bonne demi-douzaine de bornes au creux d’une vallée au nom qui m’échappe, mais dont les virages me hantent depuis lors, notre tracé touche à sa fin en arrivant dans le village de Treis-Karden. Saluez son château de notre part, et bonjour au porc en repartant. Tiens, tiens…



Informations pratiques : 28 km | 34 min
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